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Production Pendar

Nos projets

L’Empire de Grenade

Grenade

L’Empire de Grenade est une création musicale et scénique qui revisite les chansons et compositions de l’époque kadjare (1789-1925). Pour cette création, les arrangements de Mehrdad Yazdani réunissent le târ, le gheychak, le kanun et des percussions persanes avec le quatuor à cordes classique. Cette rencontre entre deux traditions musicales crée un espace d’écoute où les frontières entre Orient et Occident s’estompent au profit d’un langage commun. L’Empire de Grenade célèbre la capacité de la musique à traverser le temps, à préserver la mémoire et à créer des ponts entre les cultures. Entre héritage et création, tradition et modernité, l’œuvre propose une redécouverte vivante d’un répertoire qui continue de résonner bien au-delà de son époque.

Illustration à la manière d’une gravure : un musicien de l’époque kadjare, coiffé d’un turban blanc, le menton dans la main, devant une arche carrelée, entouré de grenades, d’une rose épanouie et d’un târ posé sur un tapis persan.

L’Empire de Grenade est une création musicale et scénique qui revisite les chansons et compositions de l’époque kadjare (1789-1925), notamment celles d’Aref Qazvini et d’Ali Akbar Sheyda. C’est une rencontre entre les traditions musicales persanes et occidentales réunissant des instruments orientaux et un quatuor à cordes.

L’Empire de Grenade célèbre la capacité de la musique à traverser le temps, à préserver la mémoire et à créer des ponts entre les cultures. Entre héritage et création, tradition et modernité, l’œuvre propose une redécouverte vivante d’un répertoire qui continue de résonner bien au-delà de son époque.

Animée par une fascination de longue date pour cette période de l’histoire iranienne, la directrice artistique Elham Manouchehri a souhaité redonner vie à ce répertoire en le réinterprétant dans un langage contemporain. L’objectif n’étant pas de reproduire fidèlement les œuvres du passé, mais plutôt d’ouvrir un dialogue entre les époques et de permettre à ces chansons de résonner à nouveau auprès des publics d’aujourd’hui.

Pour cette création, les arrangements de Mehrdad Yazdani réunissent le târ, le gheychak, le kanun et des percussions persanes avec le quatuor à cordes classique. Cette rencontre entre deux traditions musicales crée un espace d’écoute où les frontières entre Orient et Occident s’estompent au profit d’un langage commun. Inspirée de l’esthétique raffinée de l’époque kadjare, tout en s’inscrivant dans une démarche contemporaine, la création invite les spectateurs à voyager entre les siècles, à la rencontre d’un patrimoine réinventé.

Le quatuor à cordes au premier plan, archets levés, aux côtés de la chanteuse au târ ; au-dessus d’eux, une grenade s’illumine sur l’écran.

Le titre de l’œuvre porte une forte dimension symbolique. « Empire » rend hommage à l’héritage culturel de la Perse et à la richesse de son histoire. La « grenade », quant à elle, est l’un des symboles les plus anciens et les plus universels de la culture persane. Associée à la prospérité, à la vie, à l’amour et à l’abondance, elle représente également l’unité dans la diversité. Comme les nombreuses graines qu’elle contient, différentes mais réunies dans un même fruit, elle évoque une humanité plurielle partageant un destin commun. Cette image reflète parfaitement l’esprit du projet et la rencontre interculturelle qui le nourrit.

L’Empire de Grenade va plus loin qu’un simple concert, et ce grâce à une mise en scène avec éclairages et éléments visuels qui enrichit l’expérience proposée au public. Présenté à huit reprises dans différents arrondissements de Montréal lors d’une tournée réalisée en 2023 et 2024, le projet a permis à des publics variés de découvrir un pan essentiel de l’histoire musicale iranienne.

L’époque kadjare

L’époque kadjare (1789-1925) a donné naissance à l’un des répertoires les plus emblématiques de l’histoire culturelle iranienne. Elle fut témoin de profondes transformations culturelles et marquée par un remarquable essor des arts, de la littérature, de la musique, de la photographie, de la peinture et de la calligraphie.

C’est également durant cette période que l’Iran s’ouvre davantage à l’Europe, notamment à la France. Les premiers instruments occidentaux font leur apparition dans le pays, tandis que de nouvelles influences musicales viennent enrichir un patrimoine déjà profondément ancré dans les traditions persanes.

Cette rencontre entre différentes cultures n’a pas effacé les formes musicales existantes. Au contraire, elle a contribué à leur évolution et à leur renouvellement. C’est précisément le dialogue, l’innovation, le métissage et l’ouverture à l’Occident qui caractérisent l’époque kadjare qui ont inspiré l’instrumentation et le processus de création de L’Empire de Grenade.

Le projet puise son répertoire dans les œuvres de figures majeures de la musique et de la poésie de cette époque, notamment Aref Qazvini et Ali Akbar Sheyda. Leurs chansons occupent encore aujourd’hui une place importante dans la mémoire collective iranienne. Transmises de génération en génération, elles font partie d’un patrimoine vivant que de nombreuses personnes connaissent, chantent et reconnaissent immédiatement.

En noir et blanc : la chanteuse au târ et un joueur de gheychak, assis côte à côte sous un disque de lumière pâle.

Au-delà de leur valeur musicale, ces œuvres jouaient un rôle social essentiel. À une époque où les moyens modernes de communication n’existaient pas encore, les chansons constituaient un puissant véhicule d’idées et d’émotions. Elles accompagnaient les débats de leur temps, exprimaient les préoccupations sociales et politiques de la population et participaient à la circulation des réflexions collectives. Les mélodies voyageaient de bouche à oreille, dans les maisons, les rassemblements et les rues, portant avec elles les aspirations et les questionnements d’une société en transformation.

Vidéo

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Production

Crédits

Conception et direction artistique
Elham Manouchehri
Arrangement
Mehrdad Yazdani
Mise en scène
Naeim Jebeli
Éclairage
Roxanne Doyon
Production et diffusion
Production Pendar

Artistes

Interprètes

Voix et târ
Elham Manouchehri
Gheychak
Reza Abaee
Kanun
Didem Basar
Percussions (tombak et daf)
Hamin Honari

Quatuor ESCA

Violon
Amélie Lamontagne
Edith Fitzgerald
Alto
Sarah Martineau
Violoncelle
Camille Paquette-Roy

Concerts

Dates de représentation

Passées

  • Maison de la culture Mercier

    Montréal

  • Maison de la culture Rosemont

    Montréal

  • Maison de la culture Montréal-Nord

    Montréal

  • Maison de la culture Claude-Léveillée

    Montréal

  • Théâtre Outremont

    Montréal

  • Salle Émile Legault

    Montréal

  • Maison de la culture de Côte-des-Neiges

    Montréal

  • Maison de la culture Ahuntsic

    Montréal